jeudi 10 décembre 2020

Une paire de lunettes

Le but de ce petit sujet est de dire comment et pourquoi il vaut mieux faire confiance à des théories argumentées au contraire de celles qui sont imposées par des dictatures idéologiques.
Quand nous ne rajoutons qu'une paire de lunettes à notre corps pour corriger nos défauts corporels, notre défaut de vision par exemple, nous admettons que notre corps est défectueux, mais aussi nous admettons que notre perception était faussée. Nous faisons « naturellement » confiance à nos systèmes de perception, mais nous savons également qu'ils peuvent être défectueux. Nous sommes allés chez l'ophtalmologiste, puis chez l'opticien, et nous leur avons fait confiance pour corriger nos défauts visuels par un appareil artificiel : une simple paire de lunettes. Ces défauts sont des défauts relatifs comparés à la normalité d'une moyenne humaine, mais nous n'avons pas une vue d'aigle. (Ne sommes-nous pas en droit de nous attendre à la perfection de notre corps puisque nos chers parents si aimants nous ont fabriqués à nos risques et périls !)
Nos moyens de perceptions naturels (et musculaires, et autres) étant limités, nous pouvons les compléter avec du matériel : microscope, télescope, capteurs en tout genre, mais aussi chaussures, voitures, avion, etc. (Un simple vêtement est d'ailleurs une orthèse). Ce qui revient à dire, que nous devons faire confiance à nos sens améliorés par ces instruments, mais aussi à ceux qui savent s'en servir et s'en servent, donc à la science. Nous faisons donc également confiance à nos sens améliorés. Et pour une part plus ou moins grande selon les personnes (part que nous pouvons contrôler), nous faisons confiance aux scientifiques. 
Qu'est-ce qui nous empêche de faire entièrement confiance aux scientifiques dans tous les domaines ? Réponse : ils sont humains, ils font des erreurs. Mais qui demande qu'on leur fasse confiance à 100% ? Surtout pas eux, qui sont les premiers à affirmer que le doute est scientifique. Même s'ils se chamaillent de temps à autre et si l'on trouve dans leur rang des arnaqueurs (ces derniers n'étant pas véritablement des scientifiques). Rien ne nous empêche de vérifier par nous-mêmes leurs observations et leurs calculs. C'est ce que font les jeunes qui prennent la suite de leurs ainés. Et c'est également ce que font les scientifiques des autres nations.
La science est mondiale et humaine. La science ce sont des multitudes de connaissances qu'aucune personne ne peut posséder dans sa totalité. La science, ce sont essentiellement des mots et des expériences, et des schémas, et des mathématiques, et des technologies. En gros c'est de la mémoire. Elle est stockée et reste disponible aux individus. Chacun peut s'y référer. 
La science n'est pas un parti politique. Il n'y a pas de parti d'opposition en science, et il n'y a pas de rois de la science ni de dictateur, au contraire de la politique et de la religion. En fait chacun peut être un opposant à la science. Mais vous ne serez pas des opposants à la Science, seulement à des théories proposées par des scientifiques. On ne vous enfermera pas si vous prétendez que 2 + 2 ne font pas 4. Personne ne s'y oppose (à ce que vous soyez un opposant). Et si l'on s'y oppose dans un pays dictatorial (qui ainsi se tire une balle dans le pied et le cerveau), eh bien, les pays démocratiques ne vous empêcheront jamais de vous y opposer. Ce qui  fait que la Science progresse inéluctablement, en dent de scie, mais elle avance. 
Même les théocraties (crédocraties) se frottent au nucléaire, utilisent ordinateurs et téléphones portables donc au GPS donc à la mécanique quantique, et donc à la science et son aboutissement naturel, qui est : « il n'y a pas de dieux, ni un ni plusieurs » (voir mes démonstrations sur l'impossibilité des dieux, elles sont à la portée de tout bon rationaliste.). Les crédocraties (théocraties) font même la mesure de leurs frontières en utilisant la trigonométrie sphérique, ce qui implique qu'ils savent et reconnaissent que la Terre est une sphère, qu'elle n'est pas plate. (Demandez donc aux platistes de mesurer leur pays !)
Imaginez que comme Grecs et Romains nous, les rationalistes, choyons un dieu de la science, Asclépios par exemple, ou Apollon Dieu de la raison. Devrions-nous hurler « O Blasphème ! » contre toutes paroles anti-scientifiques ? Affirmer qu'il y a des dieux n'est pas une théorie scientifique valide. Pourquoi ? Parce que simplement on veut nous l'imposer. Une théorie scientifique est proposée. Chacun peut en discuter aimablement sans fusil pour donner du poids à un défaut d'argument. Un scientifique ne menace pas de bruler le pape, de trancher l'imam en deux, pour qu'il se rétracte. Des idiots de politiciens, ce serait possible, mais pas un vrai scientifique.
Pourquoi la plupart des humains ont-ils besoin de dieux pour s'encourager à continuer de vivre ? Parce qu'ils sont comme des toupies. Deux personnes ont lancé leur existence comme on fait entrer la toupie en rotation, et ensuite elles abandonnent le fouet, la toupie existentielle doit tourner toute seule. Tourner leur demande trop d'énergie pour réfléchir à pourquoi elle tourne. Elles vont au plus simple psychologiquement, qui leur a été martelé à coup de fouet : « Tu tournes pour plaire à notre Dieu. Poursuis ton existence rotative et fabrique comme nous, une autre petite toupie. »
Mais n'oubliez pas que même les petites toupies religieuses sont innocentes d'exister et des bêtises qu'elles professent et profèrent. Alors, ne les accablez pas excessivement. Elles sont certainement capables de comprendre que si un dieu les a créées, cela les rend innocentes d'exister, n'est-ce pas ? Cette notion d'innocence d'exister est valable pour tous, religieux, agnostiques, athées et bien entendu nous les rationalistes.
Bonne vue à tous.
Fin – E. Berlherm
 


samedi 5 décembre 2020

La Police

Les Français de naissance n'ont pas été sélectionnés pour être français ; ce sont des gens qui naissent en France, on leur a imposé l'existence avec l'accord donc la complicité sociale ; et on leur a dit « vous êtes français ». Ils sont nés parce qu'on les a mis devant le fait accompli de l'existence et d'être français. Un policier n'a pas été contraint d'être policier. Il a été sélectionné dans la population française. Un policier sélectionné pour maintenir la paix ne peut être violent. Il n'y a pas de comparaison entre la violence des Français et la violence policière illégale.

Un Français a été contraint d'exister et d'être français, un policier n'a pas été contraint d'être policier.

Les Français peuvent être violents, car ils ont le droit de revendiquer ce qu'on ne leur donne pas, les policiers (quoique fondamentalement français et humains) ne peuvent pas l'être, car ils font ce pour quoi ils ont accepté le job. Ils ont signé un contrat, un pacte de policier avec la France. Il doivent respecter la loi puisqu'ils ont signé un contrat de police. Les premiers n'ont pas été sélectionnés, ils ont été contraints, les seconds ont accepté le boulot, ils ont été recrutés, ils ont été sélectionnés, et ils ont été formés, en principe, pour ce métier difficile. Ils ont accepté le boulot de policier volontairement (dans la mesure de leur relative liberté mentale !). 

Un policier qui contrevient à la loi n'est pas un policier. Un français de naissance qui contrevient à la loi reste français.

L'arme nucléaire est un principe de chantage contre les autres nations qui signifie: si vous m'agressez, je vous détruis avec l'arme totale. La police, la punition, la sanction, la prison sont des armes de chantage contre le citoyen français, qui est théoriquement un associé donc non punissable (le chantage national est en principe illégal, mais existe de la même façon qu'existe la contrainte d'existence qui est un crime imprescriptible d'esclavage). La police faite de Français sélectionnés ne peut user de bastonnade pour gérer ses associés. Ce n'est pas éthique, ce n'est pas juste, et c'est fondamentalement stupide. 

La police n'est pas une arme nucléaire de l’État, un moyen de chantage contre ses propres concitoyens, ses propres associés. Personne n'a demandé à exister personne n'a signé de contrat d'existence avant d'exister, mais le policier lui a signé pour s'engager. 

Personne n'a signé et personne ne signerait un contrat d'association si on le menaçait de baston, de prison, ou d'avoir la tête tranchée. L’État ne peut bastonner ou emprisonner les associés contraints qui refusent les lois d'un contrat qu'ils n'ont pas signé volontairement.

L’État doit gérer ses concitoyens au moyen d'une police parce que les humains ne sont pas intelligents ; s'ils l'étaient, il n'y aurait pas besoin de les gérer, ils se gèreraient eux-mêmes. L’État doit gérer les plus virulents des Français qui ont certainement des raisons d'être virulents. Pourquoi le sont-ils? Peut-être parce qu'on leur a imposé l'existence, peut-être par qu'ils ont été contraints à l'association nationale, peut-être aussi qu'on ne leur a pas donné une bonne éducation et que le principe capitaliste les gruge avec l'aide de l'État, peut-être et surtout parce qu'ils n'ont pas leur dû d'associés égaux. 

L’État après avoir donné l'accord de fabrication d'associés imparfaits par des associés existants imparfaits, eux également (et qui le savent) dit à ses associés « vous vous conduisez bien ou je vous punis ». C'est évidemment stupide. Si vous savez à l'avance que ce que vous fabriquez sera imparfait pourquoi le construire et au pire pourquoi le punir. Comment l'être fabriqué peut-il être autrement qu'imparfait et agir imparfaitement ?

Les personnes ne s'engagent pas dans la police pour avoir de l'autorité sur d'autres personnes, elles le font probablement pour le salaire et parfois par sacerdoce, mais le fait de détenir l'autorité corromps immanquablement, chacun sait cela, et il faut le contrôler absolument. Une personne qui détient une autorité quelconque finit par s'en servir même hors de propos. La psychologie humaine actuelle est ainsi faite. Personne sur Terre n'est suffisamment éduqué pour contrôler l'autorité qu'il possède parfois sur un autre humain. Et quand il s'agit d'une autorité accordée par la loi, c'est encore plus flagrant. Comment empêcher un simple fonctionnaire, un gardien de la paix d'avoir ce comportement dictatorial avec ses propres associés-concitoyens ?

Il ne faut donc pas oublier le fondamental dans la réflexion. Ce fondamental est que même les policiers ont été contraints d'exister et que le libre arbitre n'existe pas, ce qui est le cas de tout le monde. Cette contrainte d'existence nous rend tous innocents d'exister, et ça il faut en tenir compte toujours et surtout quand on est dans la gouvernance, dans la Justice, et bien entendu dans la police! L'absence de libre arbitre implique que chacun doit être éduqué correctement et à fond. Or les policiers ont une énorme responsabilité qui est la paix sociale. Leur éducation doit être très poussée. Ils doivent avoir un grand contrôle sur eux et une grande connaissance de la psychologie humaine.

Les policiers n'ont pas à taper sur leurs associés, leurs égaux. Frapper une personne, c'est la punir comme on punissait un enfant (autrefois !). Ce n'est pas le rôle du policier de punir, c'est celui de la Justice. Justice qui dans le contexte de l'innocence d'exister ne devrait pas punir, mais éduquer et surtout contrôler les éducateurs qui ne font pas leur boulot correctement.

Si un associé veut dénoncer un contrat, que la société lui dise comment faire. Ce fameux contrat social que personne n'a jamais signé et qui nous a été imposé sans pouvoir le dénoncer ; et sans pouvoir sortir de la société sans souffrances physique et morale. Si vous n'avez jamais signé de contrat social, vous n'avez à obéir à aucun ordre, sauf d'être dans une dictature dans un royaume et être esclave. Sommes-nous des esclaves d'esclaves ? Et si vous avez signé un contrat social un contrat quelconque, vous avez le droit de le dénoncer. Pouvez-vous dénoncer le contrat social ?

Nous avons tous été contraints d'exister, même les policiers et les gouvernants, et contrairement à ce qui se répète stupidement, nous n'avons ni libre arbitre ni responsabilité dans nos actes (voir mes articles sur ces sujets, et les autres). Nous sommes innocents d'exister, car innocents de nos capacités physiques et mentales et de leurs fonctionnalités aberrantes. Personne n'est coupable de quoi que ce soit. Nous sommes tous innocents d'exister et de nos actes tout au long de notre vie. Invitez vos enfants à exister sur une belle planète (nettoyez-la à fond d'abord). Invitez-les aimablement pour avoir une belle vie, longue saine, sans aucun handicap, dans le bienêtre, et passionnante. Cela vaudrait mieux que des flics, des caméras, et des drones partout.

Fin – E. Berlherm



samedi 28 novembre 2020

Il est Temps

 Mes questions et hypothèses sur le temps, un dada comme un autre, mais nécessaire. Il y a deux sortes de temps, le temps physique et le temps ressenti. Avec une horloge nous comptons les pulsations, et ce comptage nous dit que du temps s'est écoulé entre les mesures. Mais est-ce du temps ?
Le Temps est une notion passionnante. On dit que le temps « passe » ou qu'il court ou coule, comme s'il était une entité. Personnellement je ne vois pas cette chose passer. Au sens strict le temps n'existe pas, pour la simple raison que seule la matière existe ; ce qui interagit existe ; en fait il faut que cela ait interagi pour que ça soit connaissable, sinon n'importe qui peut prétendre n'importe quoi (problème des religions). 
Ce que je perçois c'est la transformation des choses, la transformation matérielle. La modification des évènements qui se produisent. Le jour qui se transforme et devient sombre puis la nuit. Un véhicule qui circule sur la route. J'avance dans la rue ; le temps ne passe pas puisque je suis constamment au présent, mais il me faudra un quart d'heure pour atteindre mon but. Je n'ai fait que me propulser en marchant. Le quart d'heure n'est qu'une mesure des changements qui se sont opérés, avec une modification de ma montre elle-même, dont on a régulé le mécanisme. Ce n'est qu'une transformation mécanique de l'univers dont je fais partie.
Je ne perçois pas le temps qui passe, je suis toujours au présent. Un présent succède au présent précédent. Une configuration de l'univers succède à une autre configuration de l'univers. Je ne perçois pas le temps s'écouler, mais je mémorise certaines configurations de l'univers et je m'aperçois ainsi des transformations en passant d'un présent au suivant. Il y a la continuité des évènements et leur rythme qui me permet de classer les évènements. La continuité est importante ainsi que le rythme. La mémoire est capitale. Sans mémoire pas de temps. La mémoire enregistre et nous pouvons nous y référer constamment pour savoir que nous avançons dans le paysage, que nous vieillissons, c'est-à-dire que nous nous usons matériellement.
Mais s'il n'y a pas de temps, quel est le mécanisme au niveau quantique qui fait passer l'univers d'une configuration à la suivante ?
Le temps de Planck est la plus petite mesure de durée possible selon les scientifiques. Et il parait que pendant ce « temps » il n'y a pas de temps ; alors, pourquoi l'appeler « temps de Planck » ? Cette mesure de Planck vaut : 5,4 x 10^44 secondes... Si l'on prend ce temps de Planck comme unité, notre seconde vaut donc  5,4 x 10^44 TP. Notre seconde est quelque chose d'énorme comparée à cette « durée » de Planck. Cela dit, on peut installer pendant cette « durée » de Planck tout ce que l'on veut, et toutes les activités de l'univers combinées pourraient y tenir. Why not ? Ce n'est qu'une question de relativité.
Ce n'est pas le temps de Planck qui est infime, mais notre seconde qui est immense. En fait nous fonctionnons avec une lenteur phénoménale. À mon avis il faut avoir cette idée en tête pour comprendre l'univers. Ce n'est pas notre système de mesure relatif qui compte, mais les éléments fondamentaux. Et au milieu de ces éléments fondamentaux de la mécanique quantique que se passe-t-il exactement ?
Comme nous sommes juste des casseurs de briques, c'est-à-dire que les savants n'ont que ce moyen (et bien entendu leurs cogitations) pour tenter de comprendre de quoi est constituée cette mécanique infime, à notre mesure, eh bien, nous n'avons aucun moyen d'aller voir ce qui s'y passe. Les savants ne découvrent que des interactions, ils n'ont aucun moyen de percevoir ce qui interagit, et ne font donc que des théories sur ce qui existe au niveau quantique. Personne ne sait ce qu'est une particule, mais les interactions, elles, peuvent être définies et sont la base des mesures.
Voilà, il y a sans doute bien d'autres choses à dire sur le temps au niveau quantique. Mais il s'agit du premier stade de mes cogitations sur le sujet et probablement le dernier puisque le « temps passe » et que j'en suis plutôt au stade final de mon usure corporelle.
Mais tout ça ne change rien au fait que contraint d'exister pour expérimenter un temps qui fuit si rapidement, je ne vois pas réellement la raison de l'expérimenter. Comme nous sommes bien évidemment innocents d'exister donc de nos actes, bien obliger de subir le sort que nos parents nous ont offert sans plus râler que ça.
Fin – E. Berlherm



lundi 23 novembre 2020

Censure et autocensure

Gustave Flaubert - Correspondance, à Louise Colet, 1852 : « La censure, quelle qu'elle soit, me parait une monstruosité, une chose pire que l'homicide ; l'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme. La mort de Socrate pèse encore sur le genre humain. » 
→ la censure est un crime de lèse-identité et de lèse-intelligence pour l'humanité dans son ensemble.
François René de Chateaubriand (né à Saint-Malo le 04/09/1768 et mort à Paris le 04/07/1848) : « Les idées, une fois nées, ne s'anéantissent plus ; elles peuvent être accablées sous les chaines, mais, prisonnières immortelles, elles usent les liens de leur captivité. » 
→ ce qui est malheureusement vrai pour les bonnes comme les mauvaises idées, et malheureusement les mauvaises ont tendance à pulluler.
L'autocensure est de la censure. La censure est de la dictature.
La censure c'est mentir aux membres de la société c'est-à-dire à ses propres associés, ses égaux en droits : c'est mentir à la culture, c'est mentir à l'avenir. C'est fausser la réalité culturelle présente, et la culture à venir dans laquelle les futurs humains vont baigner. 
Le dictateur censeur affaiblit son propre peuple. En le pensant stupide, incapable de recevoir l'idée censurée, il le rend stupide, et cela retombe sur les futurs dirigeants eux-mêmes qui absorbent la culture générale comme les simples citoyens. 
La religion a produit cela et le produit encore ; et le monde d'aujourd'hui subit les anciennes censures crédocratiques (théocratique) du monde ancien. Aujourd'hui encore de nombreux peuples sont censurés par des autocrates dictateurs qui veulent conserver leurs prérogatives et abêtissent ainsi leurs concitoyens. Les peuples les moins censurés sont les plus libres et les plus compétents, les plus intelligents.
Il existe plusieurs formes de censures. La plus connue est la censure d’État. Les autres formes principales de censures sont l'auto-censure que nous pratiquons tous, la censure commerciale (les médias interdisent ce qui n'est pas vendeur mondialement comme un bout de sein dans un film), et actuellement la censure par les moteurs de recherche du web, une censure par les algorithmes.
La censure peut être de l'auto-censure. L'autocensure n'est pas qu'une dictature sur soi-même, mais sur tout ceux qui auraient pu et dû profiter de ce qui a été censuré. L'autocenseur, comme le censeur, décide que certaines personnes n'ont pas le droit de recevoir l'information qu'il leur cache, ou sont inaptes à comprendre cette information. L'autocenseur peut aussi faire cette censure par peur pour lui-même, il devient alors complice des dictateurs terroristes. Mais la peur renforce le terroriste. 
Le terrorisme islamiste est un chantage à la peur : « Fait de l'autocensure ou je te détruit ! »
L'auto-censure est toujours un acte politique. Les autres sont supposés ne pas être en mesure de comprendre ou d'accepter certaines vérités. Les éducateurs font ça avec les enfants. Ils se disent qu'ils comprendront plus tard. Il est recommandé de ne rien cacher aux enfants ; même s'ils ne comprennent pas immédiatement, l'information est nécessaire pour modeler correctement leur cerveau ; ils comprendront plus tard. Mais quand on s'adresse à un adulte pourquoi s'autocensurer. Il n'y a de plus tard pour lui que la mort. Faites-lui cadeau de l'information que vous détenez. Il mourra moins idiot. Et l'humanité s'en portera mieux.
Pourquoi faire de la censure ou de l'auto-censure si la responsabilité et le libre arbitre existent ?
Faire de la censure ou de l'autocensure, c'est admettre sans le dire que le libre arbitre et la responsabilité n'existent pas. Si une image peut modifier le comportement moral ou éthique d'une personne, si une image perçu par un croyant cause de tels troubles dans sa pensée qu'il se sente blessée à un point tel que cela mérite la mort du caricaturiste, alors où est ce fameux libre arbitre qu'il prétend posséder ? S'il n'y a pas de libre arbitre, il n'y a pas de dieu. Or il n'y a pas de libre arbitre, car c'est une impossibilité technique. Et c'est pour cela que la censure a été instaurée partout sur la planète comme mode de gouvernement et dans les systèmes religieux. 
Les censeurs savent qu'ils doivent gérer la pensée humaine en censurant les idées qui leurs sont défavorables. Le censeur doit donc bien imaginer que les gens ne sont pas responsables puisque leurs actions dépendent des connaissances qu'ils possèdent. Des idées de gauche font tourner le bourricot à gauche des idées de droite le font virer à droite.
Vous êtes « innocent d'exister » donc « innocent de vos actes », vos interlocuteurs également, alors transmettez, car ne rien dire c'est s'autocensurer et cela ne fait que retarder en mal, l'inéluctable de ce savoir utile, juste, et bon, parfaitement dans la ligne des droits humains.

Fin – E. Berlherm





samedi 21 novembre 2020

Monsieur le Président-Dictateur

Monsieur le Président-Dictateur de la France, par quelle bizarrerie intellectuelle d'exégète avez-vous pu interpréter le texte de la Constitution française et celui des Droits de l'homme pour vous autoriser à nous dicter notre conduite quotidienne ? Avez-vous lu quelque part que nous vous avions élu comme « chef d’État » et encore pire comme dictateur ? Nous prenez-vous pour des fous qui vous auront autorisé cette dictature ?

Quand les Présidents sont élus (toujours) par une minorité de Français, les présidents ont pour habitude de dire qu'ils seront Présidents de « tous les Français » pendant leur mandat. Mais, vous n'êtes pas Présidents de tous les Français, vous êtes seulement Présidents de la République française. Président des Français, cela sonne comme roi des Français. Vous n'êtes que Président de la République, vérifiez dans la Constitution française. Également, l'expression « chef d’État » ne figure nulle part dans la Constitution française. Vous présidez une association, dont nous sommes, tous, les associés. Nous, les 67 millions d'associés, sommes les seuls propriétaires de la France. (Nous sommes propriétaires et devrions avoir des droits de propriétaire...)

Qui vous a autorisé à décider de la vie et de la mort de vos propres associés ? Vous prenez-vous pour un Président-Dictateur de droit divin ? Est-ce le palais de l’Élysée dans lequel nous vous accordons le droit de résider qui vous le fait croire ?

Vous faites des lois qui ne sont ni égalitaires ni équitables. Vous semblez vous prendre pour le juge suprême de la Nation. Vous faites les lois, la police et la justice, tout cela simultanément dans la main d'une seule personne. Vous décidez de tout, tel un dieu dans son Olympe.

Nos intelligences vous déplaisent, alors vous les brimez, les contraignez, les réglez comme du papier à musique. Tous dans un seul moule. Vous êtes le chef des normopathes. Nous ne vous avons pas élu pour cela. Vous avez été élu pour nous faciliter la vie, mais pas pour la brider selon vos idées farfelues. Vous avez été élu par défaut de système. Nous n'en avons pas encore trouvé de meilleur que la démocratie parlementaire (que fait le Parlement ?). Alors, n'en profitez pas. Restez humain. Restez à votre place de fonctionnaire. Vous ne nous êtes supérieur en rien.

Un petit conseil d'ancien, dites ceci à vos associés, nous les Français : 

« Si vous êtes contaminé, vous êtes un empoisonneur potentiel, un criminel potentiel. Si vous voulez vous faire empoisonner, côtoyez des empoisonneurs, vous êtes une victime potentielle et pourrez devenir un criminel potentiel en empoisonnant à votre tour. » 

C'est tout ce qu'il y a à dire à un être intelligent. Et que ceux qui ne comprennent pas la notion de crime et de victime prennent des cours d'éthique ! Et que ceux que vous avez mal éduqués, vous l'éducateur-justicier-législateur-policier, viennent réclamer le droit à une correcte et juste éducation ! Mais foutez-nous la paix ! Foutez la paix à vos associés ! Laissez-nous vivre nos vies dans leur totalité. Vous vivez à fond votre vie de Président. Je veux vivre à fond le peu qui me reste à vivre.

Nous sommes tous innocents d'exister, car contraints d'exister. Cette innocence, que vous possédez également, Monsieur le Président-Dictateur de la France (si vous la comprenez), vous donne le devoir de respecter la nôtre. Vous êtes mon associé, notre associé, rien de plus, rien de moins. À bas la dictature ! Vive l'innocence d'exister et la liberté !

E. Berlherm


jeudi 5 novembre 2020

Anti-avortement et calembredaines

Certes, il vaut mieux utiliser l'éducation, la prévention, et les préservatifs plutôt que de devoir avorter d'une manière ou d'une autre. Mais si vous avez mal éduqué vos enfants ou si la personne a eu un problème « technique » ou autre, mieux vaut avorter que de contraindre une nouvelle personne à perpétuer la bêtise humaine au milieu de gens qui ne la considèrent que comme une nouvelle esclave du capitalisme international, plutôt que comme une invitée à accueillir aimablement. 
Si les anti et les pro-avortement sont en état de quasi-guerre civile, sans parler de vos autres animosités radicales, cela signifie que votre monde est minable. Ne rajoutez pas une personne supplémentaire dans le berceau Terre tant que vous ne l'aurez pas nettoyé de vos immondices matérielles et mentales.
Quand elles portent un enfant, les femmes valent doubles. (Et tant que l'enfant n'est pas en âge de voter...) Est-il normal qu'une personne en gestation ou existant, mais trop jeune, n'ait aucune reconnaissance sociale de ses désirs par son vote ? Prenez donc vos deux voix mesdames, la loi et les droits humains vous les accordent ! C'est à vous de gérer le monde en fonction du poids de vos votes. (On ne devrait pas en arriver là si le monde était rationaliste, mais il ne l'est pas.)
La procréation est la mère de tous les crimes, et de multiples crimes en soi (entre autres, esclavage et mise en danger infinie de la vie d'autrui). Il est clair que la procréation n'est pas éthique puisque mettre une personne devant un fait accompli, sans lui demander évidemment son avis, ne l'est pas, c'est de la contrainte absolue, de la dictature, de l'esclavage, etc. (ni la création d'ailleurs si un dieu avait créé les humains. Et si vous y réfléchissez un peu, vous comprendrez que l'idée de création démontre en soi qu'il n'y a pas de dieu; aucun dieu ne serait assez con pour créer un être imparfait pour ensuite le punir de crimes qu'il n'aurait pu commettre sans existence et le noyer comme un chaton tout en le menaçant de l'enfer. C'est totalement absurde). 
Certains Polonais catho prétendent que dès que l'ovule est fécondé, l'enfant existe, et qu'il est donc criminel d'avorter. Si c'est le cas, alors il y a deux personnes en une dès la fécondation; et ces deux personnes valent doubles. Leurs voix, dont une est inaudible, comptent doubles. Cet ovule fécondé ne peut parler que par la bouche de sa mère. Cela signifie qu'il faut donner double poids légal aux femmes qui portent un enfant puisqu'elle représente l'enfant, après tout ce sont elles qui font l'enfant dans sa totalité, l'homme n'étant qu'un déclencheur (cet homme pouvant d'ailleurs être remplacé par un clonage).
Il y aura également un léger problème pour savoir quand la fécondation a eu lieu. Mesdames attendez-vous à être surveillées de très très près ! 
Imaginez que vous touchiez le Revenu Minimum d'Existence (RME), ou mieux, le Dû Minimum d'Existence (DME), pour deux personnes dès la fécondation ! Est-ce que ça ne serait pas chouette ce double salaire ?
Malheureusement, il ne peut y avoir deux corps en un, c'est impossible (sauf chez les kangourous, les requins, les hippocampes, et autres bestioles). Ce serait comme de dire que tous les pépins d'une pomme sont des pommiers, ou d'affirmer que les neuf œufs pas encore expulsés dans le ventre d'une mésange bleue sont des mésanges ! (Qui gobe un œuf gobe un poulet !) Il n'y a donc pas d'enfant dans le corps d'une autre personne humaine, le corps d'une femme. Il n'y a qu'un organe qui sera expulsé vivant ou mort à sa sortie et plus ou moins tôt. Cet organe est éventuellement le précurseur d'une autre personne et n'a aucune existence en tant que personne humaine. 
C'est la personne qui choisit ce qu'elle fait de son corps et si elle veut se suicider ou risquer sa vie, c'est son choix. De très nombreuses personnes risquent leur vie quotidiennement, et d'ailleurs si elles risquent leur vie c'est parce que des idiots (femelles et mâles, surtout patriarches) leur ont imposé l'existence pour des clopinettes puisque la vie n'a aucun sens. 
La femme choisit. 
Pourquoi l'homme qui n'a pas le droit de violer une femme peut-il avoir du pouvoir sur son utérus et son sexe ? Mystère ! De quoi ces lois machistes patriarcales se mêlent-elles ? Mesdames, faites vos lois entre vous. Mais surtout, faites vos vies par vous-mêmes pour vous-mêmes. Idem pour les hommes qui ont une petite avance, mais qui ne sont pas encore libérés totalement du harnachement social.
Pour un catho, une personne peut aller en enfer quand elle devient responsable de ses actes. En avortant, une femme envoie donc directement au paradis ce pseudo-enfant puisqu'il n'est pas encore responsable et bien entendu n'a pu commettre aucun méfait. Elle est donc une sainte d'éviter l'enfer à une personne. En fait plus elle avorte, plus elle envoie de personnes au paradis. Alors, mesdames, avortez, avortez... les dieux vous en récompenseront puisqu'ils ont besoin de petits animaux domestiques.
Nulle n'est tenue d'obéir aux ordres de la Nature ni de sa nature (c'est ce que les croyants appellent le libre arbitre, ce qui est valable pour l'avortement. Le libre arbitre signifie « pas de contrainte extérieure », sinon « pas de responsabilité », et « pas de dieu »). 
[Le libre arbitre et la responsabilité n'existent pas (voir mes articles sur le sujet), mais je me mets dans la peau du croyant au libre arbitre.]
La procréation est une mise en danger infinie de la vie d'autrui, puisque l'enfant est fabriqué imparfaitement, et sans son accord bien entendu. Il va souffrir et mourir obligatoirement pour le service de ses parents et de la société (pourquoi vouloir le faire souffrir, pauvre bonhomme ou bonne femme ? Pourquoi l'installer sur le toboggan fatal de l'existence, ce couloir de la mort ?) et il est menacé de l'enfer (selon les croyants dès qu'il devient « responsable »). 
Comment comparer cette mise en danger absolument inique avec un envoi direct au paradis (selon les croyants) s'il est avorté ? Si l'avortement est un crime alors la mère ira probablement en enfer (selon les croyants) et c'est son problème, sauf qu'elle-même n'a pas demandé à exister et n'a pas demandé à devoir subir la maternité ou les affres des choix qui lui ont été imposées par ses propres parents (et un dieu selon les croyants). 
Donc l'enfant va au paradis et la mère en enfer, et ils sont séparés éternellement. Voyez le pauvre enfant cherchant sa misérable mère en train de cramer éternellement en enfer. Pauvre enfant, s'il ne verse pas de larmes éternelles, je pense que son dieu l'enverra directement rejoindre la pitoyable créature ! 
Imaginez l'inverse :
L'enfant n'a pas été avorté, il n'a toujours pas demandé à exister, mais il existe et doit s'y faire mal gré mal gré, et pour une raison stupide (à onze ans il se fait enrôler par une bande de vendeurs de shit.) il est envoyé en enfer alors que sa mère l'attend au paradis. Pauvre mère qui va pleurer son enfant en train de griller pendant qu'elle voit l'éternité en noir dans un paradis bleu. Si elle ne pleure pas son enfant, alors hop, mauvaise mère, en enfer ! Après tout, c'est bien toi qui l'as fabriqué imparfaitement et éduqué imparfaitement (avec l'aide de la société, qui elle s'absout de tous les crimes de ses enfants, c'est plus pratique !).
Si un dieu avait voulu interdire l'avortement, il l'aurait rendu impossible, et on ne trouverait aucune plante abortive dans la nature, et aucun moyen pour avorter chimiquement ou avec une aiguille à tricoter. Si un dieu avait voulu qu'embryon et fœtus soient des personnes, il aurait choisi le mode de reproduction par scissiparité.
Les femmes étant libres de leur choix (avortement ou poursuite de la grossesse), comment faire en sorte qu'elles n'aient aucune pression pour ou contre ? D'ailleurs si elles n'ont aucune pression, pourquoi sont-elles femelles sans en avoir fait le choix ? Et pour nous tous, femmes et hommes, pourquoi n'avons-nous pas eu le choix d'exister ou pas ? Quelles sont les andouilles qui nous ont contraints à nous morfondre dans un lieu aussi stupide qu'est l'univers, dans la jungle humaine, et de devoir faire des choix que personne n'aurait eus à résoudre s'il n'avait pas existé, ou au moins être immortels, parfaits, omniscients, omnipotents, et créateurs (créateur de conneries) ?
Le droit de choix, c'est le droit de soi. N'est-ce pas normal pour des personnes humaines ?
Fin – E. Berlherm

samedi 31 octobre 2020

La propriété, c'est le vol

Le thème de « la propriété » est vraiment intéressant. Plus je l'étudie, plus je découvre de subtilité qui me donne du grain à moudre pour mon idée favorite « l'innocence d'exister ». Je vais tenter de dégrossir le sujet.
Définition de « propriété » - Dictionnaire de l'académie: « XIIe siècle. Emprunté du latin juridique proprietas, "caractère propre ; droit de possession, chose possédée", lui-même dérivé de proprius, "qui appartient en propre, caractéristique". Droit par lequel un bien, une chose appartient en propre à quelqu’un, qui peut en jouir et en disposer de la manière la plus absolue, dans les limites établies par la loi ou par les règlements. La propriété s’acquiert par contrat, par voie successorale ou par prescription. Il a la jouissance, non la propriété, de cette terre. Un titre, un certificat, un acte de propriété. L’article 17 de la Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît le droit à la propriété. Le gouvernement a pris des mesures pour favoriser l’accession à la propriété immobilière ou, simplement, à la propriété. »
(Remarque : le « droit » est une notion humaine artificielle ; la nature ne comprend que le pouvoir. Le droit est une invention humaine. Le droit est donc élaboré par la loi. Dire qu'un droit est établi dans les limites de la loi est un pléonasme. )
(Rappel : les lois émises par des personnes mortes ne sont pas des lois valides. Les lois sont mortes avec les personnes qui les ont édictées. Toute loi ancienne doit donc être invalidée sur le champ. Une loi ne s'applique à un associé que s'il a accepté la loi de l'association. Si cette personne n'est pas sous contrat valide, aucune loi ne peut lui être appliquée. On ne peut contraindre quiconque à l'association. Le terme de « société » employé dans les Droits de l'homme et la Constitution française est sans valeur, s'il signifie que la France est une association. On ne peut punir un associé qui ne respecte pas une règle qu'il a signée, on ne peut que lui rappeler la règle ou le virer de l'association. Personnellement, je n'ai signé aucun contrat social et je n'ai jamais accepté la loi de propriété, en particulier. Et vous ?)
Ceux qui commencent à me connaitre ne seront pas surpris que je parle ici encore de l'innocence d'exister puisqu'elle est le thème de cette série vidéo ; s'il y a une implication à cette innocence de notre existence c'est bien la notion aberrante de propriété dont il faut parler. En quoi l'innocence d'exister impliquerait-elle comme nous l'a dit Pierre-Joseph Proudhon que la propriété est du vol ? 
Le terme « propriété » a de multiples sens, si bien que l'on fait souvent des confusions. (voir l'article sur la signification : → Le lien est dans la présentation.)
Être propriétaire de quelque chose nécessaire pour leur existence à d'autres personnes ne devraient pas être une possibilité. Être propriétaire de l'air de l'eau ou directement ou indirectement de la nourriture nécessaire aux autres êtres vivants et particulièrement humains, devraient être proscrits. La propriété du sol devrait donc être proscrite si le sol produit des aliments ou s'il charrie de l'eau ou la filtre. Si le propriétaire est censé faire ce qu'il veut de son terrain, on ne peut l'autoriser à le polluer, ou en faire quoi que ce soit d'autres puisque ce terrain peut servir à l'alimentation d'autrui. Le problème est identique avec les Nations. Le Brésil par exemple possède l'Amazonie et ses arbres qui sont un bien public mondial nécessaire à la Vie mondiale ; le Brésil ne devrait pouvoir en faire ce qu'il veut.
Si la propriété c'est le vol alors vous ne pouvez accaparer un bout de terrain aussi petit soit-il. Vous ne pouvez prendre une tomate qui a poussé sur ce terrain et résultat de l'acquisition par la tomate des éléments du sol qui sont ce terrain. En mangeant la tomate nécessaire au maintien de votre corps en état de fonctionner vous devenez une parcelle de ce terrain. Vous vous êtes approprié le terrain et en êtes une partie que vous ne pouvez rendre (telle qu'elle). Vous ne pouvez vivre sans vous approprier un bout de terrain.
Si la propriété, c'est le vol ; alors le territoire national est une propriété volée (à qui ?) (D'ailleurs d'après la définition cette propriété n'a été soumise à aucun contrat, la nation est donc effectivement un territoire volé.). Et si la propriété du territoire national est du vol alors tous les sous-ensembles de propriétés des particuliers à l'intérieur de la nation sont également du vol. Les nationaux que nous sommes tous (en France par exemple) sont propriétaires collectivement de la Nation ; et nous en sommes également les fermiers. Nous sommes donc à la fois propriétaires et locataires fermiers de la Nation. N'est-il pas étrange de devoir acheter une parcelle de terrain dans ce terrain national qui nous appartient déjà de naissance quand nous voulons nous établir ? Ceci est en quelque sorte une sous-propriété, l'équivalent d'une sous-location. Chacun sait effectivement que l’État peut déloger par simple DUP un propriétaire quand il a besoin du terrain pour un tracé de route par exemple. (En nous revendant un bout de terrain que nous possédons déjà l’État nous gruge.)
Proudhon se demandait comment nous rendre tous propriétaires, mais dans une Démocratie véritable nous le sommes, n'est-ce pas ? Pourtant je n'ai vu nulle part l'étiquette de mon nom posée sur une parcelle du terrain national !
Proudhon comme la grande majorité des philosophes ne remet pas vraiment en cause le système. Il bidouille la logique humaine. Il tente de démêler quelques nœuds du système, mais il ne sort pas du système. Il ne cherche pas à voir (du moins ne l'a pas vu) d'où vient réellement le problème humain. Pendant que Proudhon remettait en cause la propriété, Darwin inventait l'évolution et remettait en cause l'origine divine de l'humanité. Belle époque ! Aujourd'hui nous pouvons nous intéresser à la notion d'innocence d'exister qui devrait remettre en cause nos rapports individuels et nationaux... N'êtes-vous pas conscients de votre propre innocence d'exister ? N'êtes-vous pas conscient qu'à la base vous avez été « contraints » d'exister, que vous avez été mis devant le fait accompli de l'existence ? (que vous soyez rationaliste, athée, agnostique, croyant, ou autre !)
L'innocence d'exister peut-elle servir à démontrer, plus fondamentalement que ne le fait Proudhon, que la propriété est bien effectivement du vol ?
Pourquoi nous contraindre d'exister si c'est pour lutter contre nos semblables qui ont non seulement acceptés notre mise au monde, mais qui l'ont demandé pour que nous leur servions d'associés contraints (esclaves compagnons d'esclaves) ? Pourquoi combattre pour acquérir des propriétés, une seule propriété ? Pourquoi se battre pour accaparer un coin de planète, alors que ce petit coin aurait dû être préparé largement à l'avance pour nous accueillir ? Sommes-nous humains ou bien de simples bestioles territoriales ? Et pourquoi fabriquer plus d'humains que nécessaire, mais nécessaire à quoi au juste ? N'est-ce pas la quantité d'humains qui crée le besoin d'accaparer un bout de territoire pour empêcher d'autres de nous le voler ? Mais pourquoi accaparer un coin de planète si nous étions peu nombreux ?
Pouvez-vous trouver une seule raison valable de pérenniser l'humanité ou la société, qui sont l'une comme l'autre non pérenne en finalité ? Nous servons à pérenniser le non-pérennisable ! Réfléchissez bien. Vous n'existez pas, puis vous êtes « fabriqués ». Pour quelle raison ? Pour quoi assembler des éléments de l'univers pour constituer la vie si brève d'un enregistreur acteur qui enregistre ses propres actions avant de disparaitre ? Plus nous sommes nombreux, moins nos actes modifient le système culturel qui évolue et disparaitra avec la société et l'humanité ; plus nous sommes nombreux moins l'individu a d'impact social moins il est important culturellement. Notre compréhension aussi parfaite que possible de l'univers ne servira à rien au final. Le principe d'existence d'une entité consciente, sensible, et intelligente est franchement absurde.
Vos parents ont la propriété de leurs corps et se permettent donc de lancer votre construction partant d'éléments qui les constituent eux-mêmes, ovule et spermatozoïde. Il faudrait donc en déduire que puisque ces cellules initiales ainsi que le mécanisme de réplication de l'ovule leur appartiennent vous devriez leur appartenir une fois votre construction terminée. Si vous fabriquiez un bébé in vitro ou un clone de vous-mêmes, vous appartiendraient-ils ? Ce seraient pourtant de véritables fabrications dont tous les éléments initiaux vous appartiennent ainsi que l'ouvrage effectué ! Mais les parents ne peuvent se résoudre à cela puisqu'eux-mêmes devraient appartenir à leurs propres parents, qui eux-mêmes, etc... 
Un propriétaire de terrain est d'abord propriétaire du lieu géographique ; une parcelle bornée sur le territoire national. Est-il propriétaire de la matière située sur ce lieu ? Je pense que dans les conditions actuelles de surpopulation nous avons le « droit » de ne pas être délogé d'un lieu pendant la durée de notre vie, ce qui n'est pas équivalent à être propriétaire du sol. Je ne suis pas propriétaire de l'air que je respire mais la société doit me laisser respirer de l'air sain sans que j'ai à l'acheter. Il devrait en être de même pour tout ce qui permet de maintenir un corps en vie, aliments sains et eau saine. Je ne suis pas propriétaire de mon corps, je suis ce corps, et j'ai le droit à ce qu'il fonctionne au mieux constamment (la société devrait en être garant puisqu'elle m'a imposé l'existence dans le but de m'associer d'ailleurs sans mon consentement). Mais si je perds un membre, une partie utile de mon corps, j'en suis le propriétaire ; et c'est le seul cas de propriété effective que nous devrions avoir. Mais nous sommes si nombreux sur Terre que chacun jalouse celui qui s'est accaparé un lieu. Tous les problèmes humains sont causés par le nombre d'humains. Nous sommes trop nombreux. Et puisqu'un seul être humain n'a pas de raison d'être en soi, en quoi cette multitude est-elle nécessaire ?
Si le sol appartient au propriétaire, alors les aliments fabriqués sur ce sol par ce sol lui appartiennent, et restent indéfiniment sa propriété puisque le sol reste sa propriété. Mais comme j'achète la nourriture donc une partie du sol du propriétaire, je deviens donc propriétaire de ce sol qui constitue mon corps. C'est comme si un arbre devait acheter le terrain sur lequel il pousse. J'ai donc acheté mon corps, ce qui est interdit par la loi. Un homme ne peut s'acheter pour s'émanciper. Acheter sa nourriture, c'est acheter sa liberté, c'est vouloir constamment sortir de l'esclavage sans jamais y parvenir. Mais puisqu’il est interdit qu'un humain soit esclave donc appartienne à un autre, alors le sol, générateur et précurseur de personnes humaines, ne peut appartenir à personne. Et les aliments, dont l'eau et l'air, doivent être dispensés librement.
Il faut donc bien admettre que pour l'essence même de la vie, l'humanité a renoncé à la notion de propriété. Un être humain ne peut appartenir à un autre être humain. La propriété d'un autre être humain est non seulement interdit par la loi et les droits de l'homme, mais cela est considéré comme de l'esclavage. (Cela est écrit hypocritement, mais ce n'est pas dans les faits puisque tous nous achetons nos corps après avoir été contraints d'exister pour servir.)
Nous sommes beaucoup trop nombreux sur Terre et cela conduit à des situations et des systèmes inextricables. Nous sommes possédés indirectement au moyen de l'argent puisque nous sommes contraints par les besoins de notre corps à nous acheter nos aliments donc notre propre vie. Le capitalisme nous a réduit à ça. Si ce n'est pas de l'esclavage, qu'est-ce que c'est ? Les propriétaires de l'argent (les voleurs de cet argent), les capitalistes et les dirigeants de Nation sont nos propriétaires. Ils nous volent notre vie en nous contraignant à l'acquérir par notre travail. C'est un échange par du chantage, sans le dire ouvertement, « tu bosses ou tu souffres » ! Ils nous taxent et nous imposent notre travail ; pas notre argent, notre travail, donc notre vie, donc notre corps. 
Notre travail c'est notre temps de vie, c'est notre corps qui travaille. Ce n'est pas un concept abstrait qui est au boulot. Quand notre corps (notre tête) travaille, il est au pouvoir de celui qui le fait travailler. Nous sommes pendant notre temps de travail la propriété de nos patrons. Et puisque nous sommes soumis à ce devoir par besoin, par souffrance donc par chantage à la douleur, nous sommes bien des objets non libres appartenant à d'autres personnes. Un pourcentage de liberté n'est pas de liberté du tout. Notre corps nous est volé. La vie, qui nous a été imposée pour servir, sert bien effectivement à la société. Nous sommes des propriétés sociales. 
La propriété de notre corps par d'autres que nous-mêmes est non seulement du vol, mais de l'esclavage. Pourtant la société interdit l'esclavage, même indirect. Nos vies, que nos parents prétendent nous avoir « donné », nous sont volées par la société qui fait les lois disant que l'esclavage et le vol sont interdits. C'est aberrant.
Vous n'appartenez ni à vos parents ni à la société. Ils n'ont aucun droit sur vous, aucun droit de propriétaire ; la Loi le dit, les Droits humains le disent. Et pourtant, essayez-donc d'échapper à la propriété sociale n'importe où sur la planète ! En France vous ne pouvez vous nourrir sans travailler, et si vous travaillez vous êtes imposés, c'est-à-dire qu'une part de votre travail donc de votre temps donc de votre corps est accaparé sans votre autorisation par l’État. Vous appartenez donc de fait à la société. C'est de l'esclavage indirect (car sans le dire) qui devrait donc être aboli comme tout esclavage puisque la Loi l'affirme. La société vous a volé vous, comme on vole un objet. À qui vous a-t-elle volé ? Réponse : à vous-mêmes puisque vous êtes également des sociétaires contraints. Vous êtes des voleurs volés. Il ne tient qu'à vous de mettre à bas ce système. Cessez donc d'enfanter pour rien. Et pour commencer, cessez d'enfanter sans comprendre la magouille générale.
Vous avez été contraints d'exister. On ne contraint pas le libre arbitre; vous n'avez donc pas de libre arbitre (l'existence du libre arbitre n'est pas une décision démocratique, c'est un fait ou pas démontré éventuellement par la science), mais vous êtes innocents d'exister et innocents de toutes les âneries que vous faites au cours de votre vie; y compris par ceux-là mêmes qui vous contraignent le plus (dirigeants et capitalistes qui sont donc innocents des crimes qu'ils commettent). Vous ne pourrez vaincre le système et l'arranger que lorsque vous l'aurez compris et admis.
Nous sommes passés de sujets (de sa majesté) à sociétaires (d'une Nation). Nous avons donc acquis l'autonomie entre associés. Cette autonomie entre associés nous confère (si nous acceptons l'association puisqu'elle est contrainte) des droits et des devoirs (notre liberté cesse où commence celle des autres). Proudhon comme tous les philosophes a oublié la contrainte initiale qui nous est faite d'exister. Nous ne sommes plus des sujets, mais des êtres libres et des associés. Nous devons donc dans cette acceptation de la liberté et l'acception de ce système libertaire remettre en cause tous nos rapports humains en commençant par l'initiation non désirée par chacun d'entre nous d'exister. Nous avons tous été mis devant le fait accompli de l'existence, et tel que nous sommes, animal humain et pas dieu. Nous ne sommes propriétaire de rien, mais nous avons le droit de survivre en tant qu'humain puisque désirés par des associés existants, c'est-à-dire riche de notre héritage commun. Ceux qui existent doivent préparer l'existence aussi parfaite que possible de ceux qu'ils vont contraindre à exister pour le service social, éventuellement comme partenaire ; sinon ne faites pas d'enfant, ne faites pas d'associés qui ne désirerait pas s'associer parce que la vie que vous leur proposez est par trop stupide.
Nous sommes tous égaux et associés de naissance, et personne n'appartenant à personne signifie que les parents ne possèdent pas leurs enfants qui perdent donc ainsi leur lien privilégié avec leurs géniteurs. Cela devrait conduire dans une communauté nationale à l'abolition de l'héritage par privilège de naissance, puisque si les parents ne sont pas propriétaires des enfants la réciproque est vraie, ce qui implique que les enfants ne sont pas propriétaires de la propriété des parents. La société a déjà aboli le droit d'ainesse qui devrait par le principe d'association aboutir au même résultat qu'est l'abolition de l'héritage. La notion de famille est reconnue par le tutorat privilégié des parents sur leurs enfants, mais ça n'est pas une propriété, le tutorat peut leur être enlevé. Il y a une meilleure solution a l'héritage particulier, c'est l'héritage national puisque nous avons tous été contraints d'exister pour servir la société. Nous sommes tous héritiers de la culture humaine et devrions en toucher notre part. Nous devrions toucher dès la naissance un Dû Minimum d'Existence (DME) ; ce serait la moindre des choses en tant qu'humain pour nous éloigner de notre origine bestiale. 
Essayez plutôt d'inviter autrui à exister !

Fin – E. Berlherm


Notes sur Proudhon – La propriété : 
Proudhon - La propriété : "...la loi est la règle selon laquelle les besoins sociaux doivent être satisfaits ; le peuple ne la vote pas, le législateur ne l'exprime pas : le savant la découvre et la formule." 
→ Je confirme et ajoute : Je ne suis pas un savant, mais il est une vérité absolue, c'est que nous sommes tous contraints d'exister (avec toutes les implications de la contrainte) pour les besoins sociaux (avec toutes les implications de l'association) et que nous sommes innocents d'exister (avec toutes les implications de notre innocence absolue). La loi doit être faite dans ce sens.

Proudhon - La propriété : "Quelle que soit donc la capacité d'un homme, dès que cette capacité est créée, il ne s'appartient plus ; semblable à la matière qu'une main industrieuse façonne, il avait la faculté de devenir, la société l'a fait être. Le vase dira-t-il au potier : Je suis ce que je suis, et je ne te dois rien ?" 
→ Proudhon a pris les choses à l'envers du fait de la religiosité ambiante, ce n'est un bénéfice pour personne d'avoir été fabriqué pour servir. Aucune personne n'est fabriqué parfait, ni éduqué parfaitement, ni installé dans un monde parfait. De quel droit fabrique-t-on une personne ? De quel droit en plus s'autorise-t-on à la fabriquer avec toutes ces imperfections ? Une personne a tous les droits d'en vouloir à la personne et ses associés complices qui l'ont fabriqués. Toute personne peut donc dire : « Je ne suis pas un vase, je suis un être sensible et conscient. Je te dois mes imperfections et la merde dans laquelle tu m'as mis. Je ne suis que ce que je suis, et si je suis, et si je ne suis que cela, c'est ta faute. Je ne t'ai rien demandé. Tu m'as mis devant le fait accompli de l'existence. C'est toi qui me doit tout puisque tu m'imposes l'existence, et que tu te prends pour un être humain, donnes-moi cette existence et dans les meilleures conditions. Sinon garde-toi de moi. Je ne suis l'esclave et l'obligé de personne encore moins de toi et tes complices. La vie n'est pas un don, et pour beaucoup la vie est un supplice.

Proudhon - La propriété : « En effet, si aux termes du pacte social, la propriété a pour condition l'égalité, du moment où cette égalité n'existe plus, le pacte est rompu et toute propriété devient usurpation. » 
→ à la naissance nous sommes tous égaux, et tous au pied du mur. Nous avons tous le droit de l'escalader (le droit, mais pas forcément les capacités). Ce mur est pyramidal et chacun a le droit de tenter de parvenir au sommet. Mais nous ne naissons pas tous en même temps, et quand nous naissons, un autre est déjà au sommet de la pyramide et la plupart sont déjà loin au-dessus de nous. Où est donc l'égalité ? Sans parler des nombreux handicaps de naissance et qui surviennent au cours de la vie, et de l'envie que l'on peut avoir d'escalader le mur ; tout le monde n'a pas le goût de l'escalade. Si vous êtes mis au pied du mur sans votre accord, êtes-vous tenu de grimper ?

Proudhon - La propriété : « Sur l'enseigne de ces magasins somptueux que son indigence admire, le travailleur lit en gros caractères: c'est ton ouvrage, et tu n'en auras pas ; Sic vos non vobis ! » 
→ C'est toi qui a fabriqué ce yacht mais tu ne navigueras jamais dessus. C'est toi qui a bâti ce palais mais tu n'y vivras jamais. C'est toi qui a construit cette Rolls, mais tu n'as droit qu'à un clou. C'est toi qui a produit ce caviar, mange donc des navets.

Proudhon – Théorie de la propriété (1866) : « La Constitution républicaine de 1793, qui a défini la propriété : « Le droit de jouir du fruit de son travail, » s’est trompée grossièrement ; elle devait dire : La propriété est le droit de jouir et de disposer à son gré du bien d’autrui, du fruit de l’industrie et du travail d’autrui. » 
→ Proudhon pouvait aller plus loin en disant que disposer du travail d'autrui c'est être propriétaire d'autrui.

Fin